Publié le 15 Avril 2020

Au pays des anti-éoliens (des négateurs du réchauffement climatique anthropique sont aux manettes)

Entre nous

 

Au pays des anti-éoliens

 

Ce titre est trompeur.

 

Nous ne parlerons pas des riverains de projets ou de parcs éoliens, car l'objet de ce billet est qu'ils sont effacés sans le savoir par ceux-là même qui sont censés les défendre.

 

Pour ceux qui n'ont pas le temps, cet article parle d'une présence trop envahissante de la doite, de la signature par Jean-Louis Butré (Président Fédération Environnement Durable) ou  par Sylvie Brunel  (ancienne Présidente Action contre la faim) d'un appel niant l'urgence climatique en compagnie de tous les climato-sceptiques de la planète, voici le lien, un article qui en parleet vous pouvez aussi aller consulter directement les éléments à la fin de l'article.

Les autres peuvent continuer.

 

Plusieurs aspects internes de la lutte contre l'éolien anarchique nuisent aux intérêts des riverains, et seules les autorités, avec France Énergie Éolienne ou quelques initiés, en sont informés. 

 

Serons évoqués climato-scepticisme, politique, lobbying, et moins les réseaux même si ce serait édifiant.

 

Lorsque nous créons des collectifs ou des associations, nous disons qu'ils sont apolitiques et ils ne prennent pas position sur différents sujets, comme le nucléaire ou le climat, certains sont totalement contre l'éolien, et d'autres pas.

 

Une autre particularité, peu connue mais impactante, distingue la FED (Fédération Environnement Durable) . Elle déclare que tout ce que font ses membres à l'extérieur ne la regarde pas. C'est un énorme handicap : que dirait-on d'un représentant d'une association luttant contre l'alcoolisme qui s'adonnerait sans complexes à la boisson, ou d'un représentant d'une association luttant contre la corruption qui pratiquerait l'évasion fiscale ? On dirait qu'il a perdu toute crédibilité et qu'il devrait se retirer très vite pour ne pas neutraliser l'action de son association, une simple évidence. Rien de tel à la FED. Ses responsables peuvent prendre des positions personnelles baroques et manifestement contraires aux intérêts de ses adhérents, la FED vous répondra invariablement... que cela ne la regarde pas.

On peut penser qu'une telle réponse ne doit rien au hasard. Les membres dirigeants ont vraisemblablement fait en sorte de passer toutes leurs libertés de penser avant l'intérêt de leurs adhérents, qui n'ont aucune idée de ce qui se passe. Les membres responsables de cette association ont une intelligence suffisante pour comprendre que si les adhérents ignorent complètement leurs positions personnelles baroques, les autorités les connaissent parfaitement, et que c'est absolument disqualifiant pour entretenir un lobbying raisonnablement efficace. Pourquoi risquer cette disqualification ? Nous le verrons plus loin.

Parlons donc climat, si l'on peut dire. Qui sait que le Président de la FED, Jean-Louis Butré, a signé un appel en compagnie de tous les climato-sceptiques de la planète pour nier l'urgence climatique, en compagnie de Courtillot, de Gervais, ou plus étonnant, de Sylvie Brunel ? Personne.

Elle est sympathique, Sylvie Brunel, on a envie de l'aimer, et même sa fiche Wikipedia reste discrète à propos de sa signature à l'appel clintel. Je l'entendais il y a quelques semaines sur une grande radio nationale parler d'agriculture. Réaction d'une personne à coté de moi, entrepreneur : « Elle est bien cette femme, enfin un discours optimiste et qui va de l'avant, je n'en peux plus du pessimisme ambiant et des interdictions sur tout et n'importe quoi ! » Tu m'étonnes. Son discours passera encore mieux s'il s'appuie sur des données objectives et pertinentes, mais en filigrane ?

Les autorités, elles, connaissent ces prises de position climato-sceptiques, et c'est très, très pratique. Même si leurs demandes sont légitimes, les agriculteurs pourront aller se faire brosser, sans même avoir besoin de rien dire : tout reste dans le non-dit. Pareil pour la FED, les autorités pourront l'intégrer dans un processus si elles le souhaitent, mais de manière tacite, elles seront plutôt enclines à refuser toutes ses demandes, et vous n'aurez rien en tant que riverains. Bien entendu, ces autorités savent aussi que les membres dirigeants de la FED ou d'autres collectifs ont parfaitement conscience d'être disqualifiés, et que cela ne les dérange pas. Parce que pour ces dirigeants FED et quelques collectifs, il s'agit aussi de simple politique et de réseaux qui attendent leur heure. Résultat, avec de tels porte-voix, les agriculteurs comme les riverains d'éoliennes, peuvent aller se faire brosser.

 

La plupart des associations, comme la FED, se déclarent apolitiques. Mais ça veut dire quoi être apolitique, lorsque vous ne croisez que des gens de droite, voire d'extreme-droite, des antis mariage gay, des catholiques un peu trop catholiques, des pro-vie ? Cela signifie qu'il ne s'agit plus que d'une façade, que la parole de la majorité des riverains est confisquée. Car la majorité des riverains, c'est plutôt Monsieur et Madame tout le monde dans un échantillon représentatif de la population. Cependant, quelle merveilleuse aubaine pour l'industrie éolienne, de pouvoir mettre tout le monde dans le même sac : nous voilà donc tous devenus des châtelains réacs de droite, nantis, entrepreneurs de plus de cinquante ans, homophobes, climato-sceptiques et j'en passe. De quoi faire rêver les foules (non). Comme je le dis souvent, châteaux et masures, même combat. Mais les masures c'est finalement pour l'alibi, ne restent que les châteaux. Si vous avez une sensibilité de gauche, c'est fortement irritant. Vous savez qu'il y a des riverains de tous bords politiques, ils vous en parlent, mais dès que vous vous entretenez avec des dirigeants d'associations, plouf, c'est droite, tendance réac. Sans doute plusieurs raisons à cela. Les gens de gauche sont peut-être plus décontractés, et n'ont souvent pas la ténacité ou la position des gens plus politisés à droite, à moins de faire partie eux-même de l'extrême-gauche, question ténacité. Non pas que la droite me dérange, je préfère un équilibre droite gauche bien tracé. Mais là, nous n'avons que la droite, et souvent pas la meilleure. Il faut un certain temps, avant de comprendre que la parole de la majorité des riverains est tout naturellement captée par quelques-uns

Le problème de positions politiques dures qui se retrouvent aussi bien à droite qu'à gauche, c'est le militantisme et le mensonge. Tout le monde sait que les militants ont tendance à mentir pour faire triompher leurs positions. Les climato-sceptiques ont également cette tendance, les antinucléaires aussi, ils considèrent tous à leur manière que le mensonge est un moyen comme un autre d'arriver au but. Chez certains, c'est même un goût, une distraction sportive, l'envie de gagner à tout prix. Un défaut somme toute très commun, banal et médiocre. Que vous soyez ultra-diplômé ou illettré, brillant débatteur ou imbécile, on retrouvera presque toujours cette médiocrité d'esprit, avec paillettes ou sans, c'est pareil.

Le propre des militants, c'est qu'ils font souvent passer leurs intérêts avant les vôtres, et ne peuvent s'en empêcher. Par exemple, si vous êtes très probablement climato-sceptique, vous allez signer un appel en douce avec vos petits camarades, vous êtes le meilleur, les autres sont des imbéciles, et les autorités, même si elles sont au courant, vous allez toutes les niquer, alors POURQUOI se gêner ? Pourquoi se retenir de s'afficher aussi avec l'extrême-droite en mode discret, du coup, pourquoi se retenir de mentir, si c'est un moyen comme un autre ? Puisque vous allez gagner sur tous les tableaux, pensez-vous, tout vous est permis. Sauf que non.

 

Il y a à l'évidence des manières plus efficaces de faire du lobbying que le simple mode ouin-ouin répétitif, ou des actions purement mécaniques et procédurales. Par exemple, demander avec férocité à des politiques leurs positions concernant l'éolien, les prévenir que vous n'allez pas voter pour eux si leurs réponses ne vous plaisent pas, demander de manière extrêmement claire à vos dizaines de milliers d'adhérents et de contacts de ne pas voter pour tel ou tel. Demander aussi à une personnalité politique de gauche d'infléchir sa position, insister férocement, plus efficacement, en somme. Mais si vous n'avez pas envie qu'une personnalité de gauche gagne vos voix, vous allez faire quoi ? Attendre une déclaration au gré des vents et féliciter mollement, alors qu'en vrai une personnalité de droite faisant une déclaration favorable et tellement acquise d'avance, vous plongera dans l'extase. Cercle vicieux, une personnalité de gauche sera moins encline à satisfaire une association faussement apolitique.

Apolitique, mon œil. C'est un déguisement comme un autre, et certainement pas la réalité actuelle. J'ai discuté maintes fois avec des climato-sceptiques arrogants qui vous rient au nez, avec des menteurs décomplexés, avec des pressés qui se prennent incroyablement les pieds dans le tapis mais c'est pas grave ça passe et vous font la leçon en prime, avec des prétentieux, avec des crétins à qui vous présentez de la qualité (que vous avez humblement été chercher chez des personnes sympathiques et de qualité), et qui n'en font finalement que de la bouse. Honnêtement, c'est très difficile à supporter, mais peu importe. Il faudrait faire le ménage. Ce que vivent actuellement les riverains est une captation, un vol de leur confiance, une tromperie. Je n'ai pas renouvelé ma cotisation. Une association normale ne laisserait pas perdurer un tel contexte. Une association qui lutte contre l'alcoolisme serait foudroyée par des buveurs invétérés, une association qui parle d'environnement, le sera tout autant par des climato-sceptiques et un excès de vieux droitards sournois.

 

Je ne parlerai pas des réseaux d'influences et des groupes d'auteurs d'articles climato-sceptiques, ceux qui ont l'habitude peuvent remonter le fil, et pourquoi pas, deviner comment une personnalité s'arrange pour avoir un avis sur tout, tous les jours. C'est probablement le fruit d'un travail rédactionnel en équipe, la tête de gondole signe. Des articles pertinents seront mélangés avec d'autres tendancieux sur différents sites, sans que le lecteur non averti puisse le détecter. Mais il suffit de tourner autour de certains auteurs pour comprendre leurs penchants climato-sceptiques, repérer une personnalité qui félicite « l'excellent untel » pour deviner le clin d'œil discret entre initiés.

 

Concrètement, je me passe donc souvent de relayer des articles selon ceux qui en sont les auteurs. Cela signifie aussi de vérifier partout si tel ou tel auteur est facho ou climato-sceptique, ou les deux. C'est fatiguant. Cela donne parfois une impression d'absences. Comme me l'a fait remarquer une personne en vue, « on dirait que parfois vous êtes là, et parfois vous n'êtes pas là. » Forcément, je n'ai pas envie de relayer Furfari, GervaisBardinet et leurs acolytes. C'est contreproductif. D'autres ne se gênent pas. L'envie est trop forte. Lorsque je le fais remarquer, on s'esclaffe de manière imbécile. On ne peut pas se permettre des saillies ou des références climato-sceptiques lorsqu'on intervient auprès des autorités, sauf si la crédibilité importe peu, et que l'on attend seulement la victoire de son camp. On comprend mieux qu'attendre simplement la victoire de son camp permettra aussi de demander tout et n'importe quoi avec arrogance et de se prendre des refus inévitables ensuite. Je suis souvent sidéré par des demandes qui n'ont aucune chance d'aboutir, et aussi par le ton incroyablement gonflé de stupidité naïve avec lequel elles sont formulées. Si vous attendez la victoire d'un camp, ces refus n'ont par contre plus aucune importance, tout pourra être demandé, et tout pourra être refusé. Tout ne sera alors que postures, attentes secrètes et couinements faussement déçus pour la galerie. Les riverains deviendront les éléments d'un décor imposé, plutôt qu'une préoccupation première. 

 

Il y a une manière toute prête de faire taire toutes les remarques contenues dans cet article : on ne devrait PAS se battre contre ses alliés. Tel n'est pas le cas. Nous ne sommes pas entendus autant que nous le pourrions, c'est regrettable voilà tout, et il n'y a aucune raison de ne pas remédier à cette situation totalement préjudiciable aux riverains. On  ne voit pas en quoi des climato-sceptiques pourraient être des alliés.

Ce sont des boulets. 

 

Je pense que nous allons gagner. Mais peut-être sans nous, ou pas comme il l'aurait fallu. D'autres font déjà un travail meilleur que nous. Les actions « mécaniques », comme les recours, ne suffisent pas. Il faut être dans le consensus, susciter l'approbation. L'énergie est un domaine où presque tout le monde ment, la vérité nous aidera mieux en vents contraires. Notre voix pourrait ainsi davantage être portée par tous. Le mensonge partisan vocifère sans créativité, attendant simplement des temps meilleurs. Je ne souhaite rien, je ne demande rien. Mais il serait préférable de comprendre comment réussir mieux.

 

En conclusion, des riverains, partout en France, dépensent des milliers d'euros en procédures, passent des centaines d'heures à lire des milliers de pages, rencontrent les autorités et les élus pour faire entendre leurs voix. Pendant ce temps, d'autres retweetent et relaient discrètement sur les réseaux sociaux des négateurs du réchauffement climatique, tirant une balle dans le pied de tous les autres, les mêmes exactement qui iront ensuite devant les représentants du Sénat ou de l'Assemblée nationale nous "défendre". Il est peu probable que la majorité des riverains, ignorants de ce contexte, qui dépensent des milliers d'euros et consacrent un temps considérable à essayer de convaincre, apprécient de se retrouver dans le même sac que des climato-sceptiques, grillés auprès des autorités qui plus est. Si un riverain fait un recours, ce n'est pas pour le plaisir de faire une procédure. Il souhaite convaincre les autorités et emporter l'adhésion du public et ça, c'est bien plus précieux. 

Si le représentant d'une association signe un appel niant l'urgence climatique, il DOIT en informer les adhérents, dans la mesure où cela peut nuire à leurs intérêts, est contraire à une urgence climatique reconnue, ET dans un souci de transparence qui fait complètement défaut, probablement de manière intentionnelle. Nous pouvons gagner, certes, mais depuis trop longtemps, nos adversaires se gaussent de telles péripéties, d'autant mieux que les riverains de France ignorent ce contexte, ce qui fait le miel de France Energie Eolienne ou du Syndicat des Energies Renouvelables.

On peut donc bien se demander pourquoi nous ne sommes pas davantage entendus.

Les éléments évoqués dans cet article apportent une réponse.

Pour ceux tentés par un statu-quo, il leur suffit de se rappeler le ridicule dans lequel sombre Didier Raoult avec ses positions dénialistes sur le climat. 

 

Liens vers le site climato-sceptique Clintel, section France, puis vers le tweet de Christelle Lechevalier :

https://clintel.org/france/ 

https://twitter.com/CLechevalier14/status/976904677953597440?s=19

Axens, activités, site :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Axens#Activités

https://france.axens.net/fr/

Samuele Furfari,  lien vers le profil climato-sceptique constitué par le site Desmog : https://www.desmogblog.com/samuele-furfari

Visite au RN

Visite au RN

Le site climato-sceptique Clintel affiche la couleur

Le site climato-sceptique Clintel affiche la couleur

Une question pertinente  au CM du Collectif Energie Vérité, le plus drôle, c'est que je discute régulièrement avec l'un des membres de ce collectif, je serai bloqué, puis le tweet relayant Bardinet sera supprimé, WTF

Une question pertinente au CM du Collectif Energie Vérité, le plus drôle, c'est que je discute régulièrement avec l'un des membres de ce collectif, je serai bloqué, puis le tweet relayant Bardinet sera supprimé, WTF

La prose désolante de Bardinet

La prose désolante de Bardinet

Voir les commentaires

Rédigé par Vent Libre

Publié le 8 Mars 2018

Comment remédier à la surdité des politiques envers les riverains de parcs éoliens?

Notre avis concernant le projet de décret sujet à consultation publique sera très court.

Une loi à deux vitesses où l'égalité de tous n'est pas respectée n'est pas acceptable.

Plus généralement, les riverains de parcs et de projets éoliens n'ont pas été conviés ou entendus, les populations impactées font l'objet d'un véritable travail de gommage systématique, et ce n'est pas davantage acceptable.

Ce contexte déplorable nous amène réfléchir à des solutions alternatives à la surdité des politiques, et nous vous exposons une de nos réflexions ci-dessous.

Aujourd’hui, nous devons prendre conscience de cette situation : les associations qui luttent contre l'éolien anarchique sont écartées de tout processus essentiel les concernant.

En contraste, les associations adoubées par les autorités ont un poids écrasant alors que nous ne pesons rien, quel que soit notre nombre.

Il s’agit d'un état de favoritisme ; quoi que nous fassions, nous ne compterons jamais, tout a été fait en ce sens.

Ce qui nous arrive est tellement violent, organisé, venant de toutes parts, que nous voilà plongés dans une sidération permanente. Comment pourrait-il en être autrement ?

Tous les jours, nous nous battons, et nous avons raison de le faire. Tous les jours, les enjeux en face de nous se battent aussi contre nous, avec méthode.

Nous nous battons en justice, mais comme on le voit, le propre des lobbies est d'obtenir les modifications des lois qui leur conviennent. Une armée de politiques et d’idéologues travaillent à cela en permanence, et ils ne s'arrêtent jamais. De la part d’idéologues, nous pouvons nous attendre à tout, sauf à ce qu'ils nous prennent en considération. Certains même nous haïssent, nous englobant dans un bloc pourvu de tous les défauts, alors que dans la réalité, nous sommes des gens comme tous les autres, ni plus ni moins, provenant de tous les horizons; certains d'entre nous sont très aisés, d'autres très pauvres, et nous sommes de tous bords politiques. Malgré ces différences importantes qui devraient nous séparer, nous nous sommes réunis et nous agissons. La somme de travail fourni est incroyable.

Nous sommes de plus en plus nombreux. Environ 1400 parcs éoliens, et probablement autant en projets : c’est un nombre considérable de riverains impactés, au sein des associations et collectifs, et en dehors. Comptez ces 3000 parcs réalisés et en projets (certains politiques évoquaient 4000 projets souhaités) et multipliez par un nombre de riverains traumatisés, par exemple 100. C'est un nombre que nous pouvons facilement constater sur le terrain, où nos associations et collectifs font souvent entre 50 et 200 personnes. Je vous laisse faire le calcul, en tenant compte du fait que certains, nous soutenant, ne veulent pas nous rejoindre par crainte des conséquences, ce qui a toujours tendance à nous surprendre, lorsque la détresse exprimée est pourtant très grande. Cela fait un potentiel de 300 000 personnes, sensibilisées à l'environnement, à l'énergie, au patrimoine et aux paysages de France, ainsi que pour certains d'entre eux, à la chasse. Des orientations qui peuvent aussi bien réunir d'autres publics, et pourquoi se restreindre vu les enjeux? Tous ceux qui veulent cantonner l'intermittence au raisonnable, seraient bienvenus.

Tous ces gens, et nous-mêmes, doivent pouvoir très facilement se faire entendre, d'une manière très simple, en deux ou trois minutes, et dans la plus grande discrétion. Même ceux qui trouvent ces parcs éoliens moches, mais pas assez pour s'impliquer, devraient pouvoir se faire entendre très facilement. C'est même là un point essentiel.

Les politiques peuvent se moquer des associations ou les favoriser, mais courtisent les partis. Il est très facile de voter. L'exemple du CPNT, le parti des chasseurs, est édifiant. Il y a cinq millions de détenteurs d'un permis de chasse et 1,2 million de chasseurs actifs. Personne ne l'oublie.

Nous devrions peut-être les imiter. Peu importe le poids électoral, nous serions peut-être bien mieux écoutés que nous le sommes aujourd'hui. Il y a un vide total de ce côté là : un écologiste politique d'une seconde, peut voter écologie politique en une seconde, et nous qui passons des centaines d'heures à combattre l'éolien anarchique, nous n'avons aucun parti dédié. Les écologistes politiques se font donc draguer pour obtenir des voix manquantes, sans aucun contrepoids qui nous soit favorable.

Pourquoi cela devrait-il continuer ? Nous vous invitons à y réfléchir, comme nous invitons l'association qui nous représente tous à y réfléchir. La pratique de ce gouvernement consiste à noyer la population sous le plus de dossiers possible, à tester et à voir ce qui se passe. Le vent peut tourner. Nous devrions pouvoir l'accompagner, d'une manière ou d'une autre, et pourquoi pas de celle-ci.

Voir les commentaires

Rédigé par Vent Libre

Publié le 25 Juin 2016

Le Triangle d'Or combattant les éoliennes

 

Chères amies et amis,

Vous le savez, nous faisons partie d'un véritable « Triangle d'or » situé entre Saint-Gaultier, Montlevicq, et Crozant. Un « Triangle d'Or » entre Creuse et Vallée Noire, où se concentrent la biodiversité, nombre de sites remarquables, de monuments historiques, et avec un tourisme et des activités culturelles nettement dynamiques.

Pour que la Vallée Noire et le pays de George SAND, la Vallée des peintres, ne soient massacrés par un éolien industriel inadapté et anarchique, c'est un vrai combat de tous.

Pour qu' un seul regard nous rappelle la justesse de ce combat, nous avons voulu ce symbole, une sculpture. Elle représente trois éoliennes en figures renversées et en creux, dominées par le Triangle d'or, en relief et au sommet de la pierre.

Elle s'appelle " Le Triangle d'Or combattant les éoliennes".

Pour les combats d'aujourd'hui et de demain.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Vent Libre

Publié le 7 Juin 2016

Chères amies et amis,

Solange nous apprend une très heureuse nouvelle : le Préfet de Région Centre Val de Loire vient de prendre un arrêté de refus de l'autorisation d'exploiter du Parc éolien des Bouiges à Lourdoueix Saint Michel. Nous savions qu'un arrêté de refus était en projet, c'est donc fait.

L'arrêté considère que ce projet éolien impactera non seulement la commune, mais également tous les sites emblématiques, portant un dommage intrinsèque à ces lieux sensibles et préservés dont il reste à savoir si la société VALECO se moque en continuant la procédure, malgré également un rejet de la population, qui s'affirmera avec encore bien davantage de force dans les prochains mois.

C'est une autre bataille qui se prépare, et elle devrait être plutôt rude.

Un grand bravo, et tous nos remerciements à tous ceux qui ont contribué à ce résultat.

Dans un autre registre, non moins essentiel, nous souhaitons adresser un mot à Monsieur William PETERS, Maire de Montlevicq.

Dans un article de la Nouvelle République en date du 21 mai 2016 et en lien ci-dessous, et où trois élus sont mis en cause pour prises illégales d'intérêts potentielles, Monsieur le Maire s'indigne que des administrés souhaitent faire appel à la loi, et il serait même "furieux".

Voilà une réaction bien étrange.

Ses administrés exercent un droit fondamental, il n'a pas à s'en indigner. Au mieux, il devrait attendre le résultat de l'enquête sereinement, et non pas faire montre d'une réaction inappropriée.

Nous sommes fondés à attendre et à vérifier qu'un élu local ne favorise pas ses intérêts personnels.

Il faudra s'y habituer, ce qui est le moins, ne trouvez-vous pas?

Bientôt des nouvelles.

Amitiés à tous

-transmis aux communes-

L'Arrêté de refus de l'autorisation d'exploiter du parc éolien des Bouiges : http://www.indre.gouv.fr/content/download/12752/97845/file/160527_ARRsign%C3%A9%20le%2026-05-16%20PREF%20REG_REFUS%20AUTO.pdf

L'article de la Nouvelle République : http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre/Communes/Le%20Blanc/n/Contenus/Articles/2016/05/21/Vents-contraires-pour-le-parc-eolien-2722266

http://www.prefectures-regions.gouv.fr/centre-val-de-loire/Documents-publications/Arretes/Arretes

http://www.indre.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement/I.C.P.E/Dossiers-d-autorisation-ICPE/Societe-PARC-EOLIEN-DES-BOUIGES

Voir les commentaires

Rédigé par Vent Libre

Publié le 24 Avril 2016

Selon un collaborateur d'H2air, les bruits lancinants d'un parc éolien ne sont pas une légende.

Lors de la permanence d'information du projet éolien de Cluis et Maillet du 26 mars 2016, porté par la société H2air, et qui prévoit des éoliennes de 210 mètres de hauteur, nous avons posé une question sur le bruit des aérogénérateurs industriels, et à notre grand étonnement, cette question a reçu une réponse assez claire par un collaborateur indépendant et habituel de la société H2air, qui était présent. Il y a une petite précision de ce professionnel de l'éolien qui a toute son importance.

Pour bien situer l'enjeu, dans toutes les Etudes d'Impacts sur l'Environnement (EIE) des promoteurs éoliens de ce secteur du Boischaut-Sud que nous consultons, il est clairement indiqué que les milieux acoustiques sont à chaque fois définis comme extrêmement calmes, et que les seuils de bruits réglementaires seront dépassés d'une manière marquée, au droit de l'ensemble des habitations, de nuit comme de jour. Un bridage acoustique est alors prévu. Cependant, nous lisons de la part d'acousticiens travaillant pour l'industrie éolienne que le bridage « ne peut pas répondre à toutes les situations ». Ainsi, dans un milieu très calme, comme celui où nous vivons, le bridage acoustique diminuera les bruits aérodynamiques des éoliennes (le bruit des pâles qui tournent) mais ne couvrira pas les bruits mécaniques de la nacelle, qui sont relativement stables, et d'environ 100-120 décibels à hauteur de cette nacelle. En résumé, plus le milieu sonore sera calme, plus l'émergence du bruit sera forte. Et impossible à réduire efficacement.

Question :

  • Il y a des riverains qui constatent des bruits lancinants aux abords des parcs éoliens, et la Commission d'Enquête Publique de Montchevrier a rapporté également des « bruits lancinants » autour du parc éolien de La Souterraine, provoquant la surprise et le mécontentement de touristes... cela peut-il nous faire supposer, dans nos milieux acoustiques très calmes, que nous aurons ces « bruits lancinants » autour des parcs éoliens?

  • Pour répondre à votre question, oui, vous pouvez avoir des bruits lancinants...

  • Vous le confirmez, nous pourrons avoir des bruits lancinants?

  • Oui, vous pouvez avoir des « bruits lancinants », mais est-ce que ces « bruits lancinants » dépassent les 5 décibels (au-delà des seuils réglementaires) pendant 8 heures, ou pas, c'est ça la loi, et il faut s'y conformer ...

Là est tout le problème. Avec un milieu acoustique très calme, les bruits lancinants seront perceptibles bien avant les seuils réglementaires.

Cela signifie que si ces bruits lancinants ne dépassent pas à la fois les seuils réglementaires et de durée, ce qui risque fort d'arriver ici , on ne pourra rien faire, 24 heures sur 24. Et si les nuisances sonores augmentent en dépassant les seuils réglementaires, il faudra les supporter 8h par jour avant l'intervention d'un bridage acoustique. -Bridage certainement obtenu après plainte et conflit avec le promoteur éolien, et qui ne nous protègera pas des nuisances, ainsi que nous venons de le voir-

Voilà le programme que nous annonce l'industrie éolienne pour notre qualité de vie dans le Boischaut-Sud.

Un programme inacceptable.

.

-durée des nuisances sonores autorisées au-delà des seuils réglementaires : 8h par jour.>

-qualité du bridage en milieux acoustiques très calmes : ne parviendra pas à masquer les bruits mécaniques "relativement stables" des nacelles

​Une question très pertinente de la Sénatrice Anne-Catherine Loisier : http://www.acloisier.fr/au-senat/462-nuisances-sonores-des-eoliennes-une-nouvelle-question-ecrite.html

Voir les commentaires

Rédigé par Vent Libre

Publié le 23 Avril 2016

Ce fait très particulier, qui ne répond à aucune loi de la physique, est encore plus vrai à Montchevrier. Sept sur onze des élus du conseil municipal de Montchevrier, ne peuvent plus délibérer sur le projet éolien, « compte tenu d'un lien de parenté avec des personnes ayant signées des accords fonciers avec le porteur de projet ». Ces sept conseillers municipaux, ont tous omis de préciser ces liens de parenté lors des dernières élections municipales, où ils se sont présentés en tant que candidats.

Mieux :

Lors de ces élections municipales, dans un paragraphe de leur profession de foi électorale bien nommé « Défendre nos intérêts » ( ça ne s'invente pas ), ils ont fait croire qu'ils défendraient les habitants de Montchevrier « pour éviter des nuisances », dont le projet éolien. Avec cette tournure de phrase volontairement trop courte, un néophyte croira facilement que la nuisance est le parc éolien en entier, et que les candidats souhaitent l'éviter. Bien entendu, il n'en est rien. Leur intention réelle était  plutôt de faire pousser un arbuste de pure forme pour cacher des éoliennes de 150 mètres de hauteur. Mais cela, ils se sont bien gardé de le préciser. Ils évitaient certes, mais d'informer correctement leurs électeurs.

Ils ont donc menti par omission et trompé leurs électeurs. Quatre d'entre eux, ayants votés la ZDE et le choix du porteur de projet, et assurés la surveillance de l'ensemble, font l'objet de plaintes pour prises illégales d'intérêts potentielles.

Aujourd'hui, la réalité, est donc qu'une éolienne tourne mieux sur le terrain d'un élu ou de ses proches, car ces sept élus, feraient les meilleurs gardiens d'éoliennes dont on puisse rêver.

Ils seraient là, aux meilleures places, pour surveiller et protéger leurs intérêts. Et ce genre de verrouillage local dans l'éolien, quelqu'un a bien dû le penser, le voir, l'anticiper si ce n'est le promouvoir...

Ils se taisent. Lorsqu'ils parlent, ce n'est pas mieux : « ce n'est pas grave si quelques maisons perdent leur valeur, à Montchevrier » « je ne connaissais pas ma famille à Montchevrier » « je ne suis pas en prises illégale d'intérêt, ce n'était que la possibilité de recevoir une éolienne; s'il n'y a pas d'éolienne, il n'y a pas de prise illégale d'intérêt » « la décision de la préfecture nous protégera, il ne nous arrivera rien au niveau pénal» « on nous a juste demandé un avis, c'est tout »

Quelle valeur ont encore de tels avis ?

 

Voir les commentaires

Rédigé par Vent Libre

Publié le 3 Décembre 2015

Nous sommes apolitiques, nous le resterons, et pour ces élections régionales, nous n'avons qu'un seul critère :

Qui propose de continuer la politique du toujours plus de projets éoliens dans le Boischaut méridional, et qui propose d'infléchir cette politique.

Deux équipes ont répondu aux interrogations des collectifs et associations : celle de gauche et celle de droite.

Pour la gauche, François Bonneau, actuel Président de la région Centre-Val de Loire, nous a d'abord fait un simple rappel à la règlementation.

Nous avons signalé que nous encouragerions nos participants à ne pas approuver cette réponse devant les urnes. Un complément de réponse nous est alors parvenu :

« Bonjour cher Monsieur,

J'ai bien pris connaissance en retour de votre réponse et de vos remarques. Je ne peux pas laisser dire que la réponse qui vous a été faite défausserait la région de sa responsabilité.

Le schéma régional éolien a été réalisé scrupuleusement dans les règles prévues par la loi dans les consultations et la concertation nécessaire.

Par ailleurs, vous n' êtes pas sans savoir que l'attribution des permis de construire en la matière relève en définitive de l'état, ce qui n'est pas une "défausse" comme vous l'affirmez, mais l'expression de la loi.

Ceci ne vous empêche en rien de faire valoir vos points de vue sur lesquels je n'ai formulé aucun jugement personnel.

Cependant, je n'ai pas pour méthode de prendre des engagements qui ne relèvent pas de la compétence d'un Président de Région responsable.

Restant à votre écoute, bien cordialement. FB »

L'équipe de droite a répondu au Collectif BRANDES & BOCAGES et à son représentant, nous avons pris connaissance de cette réponse :

« Monsieur,

Par un courrier en date du 6 novembre 2015, vous avez souhaité attirer mon attention sur la politique régionale en matière d’éoliennes et je vous en remercie.

Après avoir pris connaissance de votre réflexion avec attention, je tiens a vous faire part de ma désapprobation de la politique menée par la majorité sortante en matiére d‘énergie éolienne.

En effet, comme vous le soulignez à juste titre, François Bonneau a fait de la surenchère et autorisé l‘installation massive d’éoliennes sur tout le territoire sans cohérence ni concertation.

C'est pourquoi, si les électeurs de la région Centre-Val de Loire me font confiance les 6 et 13 décembre prochains, j‘opérerai une inflexion dans la politique énergétique régionale.

Conformément aux dispositions de la loi du 12 juillet 2010 dite « Grenelle 2 », j‘élaborerai, avec le Préfet de Région, un nouveau schéma régional éolien. Nous arrêterons des objectifs et des orientations en lien direct avec Ies élus et acteurs concernés. ll est primordial que la définition de ce schéma tienne compte des particularités territoriales et démographiques de la région pour répondre le mieux possible aux besoins énergétiques.

La redéfinition du schéma regional éolien permettra ainsi de diversifier nos ressources énergétiques, adaptées aux particularités de nos territoires.

Restant convaincu qu’une nouvelle politique énergétique régionale peut être menée, je vous prie d‘agréer, Monsieur, l'expression de ma considération respectueuse.

Philippe VlGlER »

Ségolène Royal a proposé le 17 novembre dernier de tripler le parc éolien actuel.

Mme Isabelle BRUNEAU, Membre du Parti socialiste, est députée de la deuxième circonscription législative de l'Indre depuis 2012.

Sa réponse au Collectif Cluis-Maillet ne laisse aucun doute sur son opinion à ce sujet, qui ne souffre pas l'ombre d'une contradiction : ce sera des éoliennes partout dans ce boischaut que nous aimons et adieu le pays de George SAND.

La réponse de François BONNEAU plus haut, laisse entendre que ceux qui veulent infléchir cette politique et préserver le cadre de vie, les patrimoines naturels, historiques, et le tourisme dans le Boischaut méridional, sont des irresponsables.

Voici notre réponse à M. François BONNEAU :

«Monsieur,

nous tenions à vous remercier de votre réponse, et nous apprécions votre souci d'écoute.Nous ferons deux remarques.

1)

Vous nous faites comprendre, par votre réponse que rien ne changera par rapport à la situation actuelle.

Nous nous permettons de vous transmettre la réponse de M. Philippe VIGIER, à propos du schéma régional éolien dont vous parlez.

La Commission régionale du Patrimoine et des Sites, dans sa réunion du 11 avril 2012, a déclaré que "le réexamen des projets d'implantation d'éoliennes dans les zones 13, 13 bis et 14 du SRCE s'imposait".

Voici ce que dit dans son avis à propos du projet de Montchevrier le Service Territorial de l'Architecture et du Patrimoine : "Force est de constater l'omniprésence du projet d'un point de vue visuel dans un rayon dépassant les 16 km (un cercle de plus de 32 km de diamètre) autour de la ZIP (Zone d'Implantation Potentielle). C'est un paysage sensible à prédominance visuelle qui se traduit par la mise en péril de leur appropriation sociale par les habitants et toute personne les traversant".

Il en sera de même pour tous les projets de cette zone à identité paysagère forte.

Les habitants n'en peuvent plus de ces dossiers déposés à tout va par les promoteurs éoliens dans ce secteur, au seul et bien mauvais prétexte que malgré un contexte reconnu comme inapproprié (SRCAE), seul "un souci de cohérence avec les régions limitrophes au sud où des ZDE ont été crées conduit à y envisager des projets éoliens".

C'est proprement scandaleux, et cela nous indigne tous!

Ce n'est pas une simple phrase, c'est une indignation profonde, et partagée.

2)

Nous vous avons fait parvenir un mail ce 30 novembre avec de nouveaux éléments, dont le communiqué de presse de quatre collectifs et de Vivre en Boischaut en pièce-jointe.

Nous aurions aimé avoir une réaction à ce sujet.

D'autant que votre réponse pourra être relayée.

Vous pouvez toujours intervenir.

Votre réponse de ce jour sera retransmise à tous.

Veuillez agréer, Monsieur, nos salutations distinguées.»

Le mémoire dont résulte notre communiqué de presse est disponible sur le site de nos amis de Sauvons les Paysages de George SAND: https://stopeoliennesberry.wordpress.com/

Ainsi donc, vous le voyez, une différence existe entre les discours des candidats.

Nous faisons confiance aux politiques de gauche pour nous installer toujours plus d'éoliennes ici.

Mais nous n'en voulons pas.

Le point d'interrogation dans le titre est bien là; nous n'allons pas vous dire pour qui voter, mais vous connaissez maintenant la position des deux candidats qui ont répondu au questionnement des habitants à propos de l'éolien industriel dans ce territoire sensible.

Votez.

En connaissance de cause. Faites connaître la position des candidats à vos familles, à vos amis, twittez et partagez cet article.

Rendez-vous les 6 et 13 décembre 2015.

Amitiés à tous,

Le collectif de la Marche du Vent Libre.

-Le cadre de vie change, le droit d'en profiter et l'obligation de ne pas le détruire demeurent.-

Voir les commentaires

Rédigé par Vent Libre

Publié le 11 Octobre 2015

Voici une question de loi et de moralité publique:

Dans son mémoire aux observations de l'Enquête Publique, le pétitionnaire fait cette réponse à propos du contexte potentiel des prises illégales d'intérêts et des délibérations sur le projet éolien de Montchevrier:

la société « Parc éolien de Montchevrier », le pétitionnaire, est une entité différente de la société EDF EN, et des élus intéressés qui ont voté pour le porteur de projet, soit EDF EN, n'ont donc pas entaché d'illégalité le projet du pétitionnaire, soit la société « Parc éolien de Montchevrier ».

Un raisonnement aussi court pose question.

La société « Parc éolien de Montchevrier » n'a aucun salarié, pas de chiffres d'affaires assortis, et un capital de 5000E.

Le flashcode en tête de cet article indique que EDF EN est président de l'entreprise « Parc éolien de Montchevrier ».

La personne responsable du projet à l'Enquête Publique était bien le directeur développement EDF EN France-Région nord et par délégation pour le compte de la société « Parc éolien de Montchevier ».

Faisons un raisonnement, et il y a deux cas de figure, le deuxième nous intéresse:

1) Si un individu filialisait différentes parties de son corps, serait-il dédouané pour autant de la responsabilité des actes de ces parties filialisées?

Tous les actes répréhensibles que commettraient les parties filialisées du corps n'engageraient alors pas l'individu en tant que tel, et s'il voulait commettre un acte délictueux, il aurait la possibilité de le faire, en se désolidarisant de la partie filialisée qui aurait commis le délit.

Ainsi, même si la volonté est celle de l'individu à commettre un délit, seule la partie du corps filialisée qui aurait commis ou permis d'installer le délit, serait mise en cause,

2) ou bien, cette dissociation neutraliserait juridiquement un contexte de délit, qui serait potentiellement constitué si l'individu n'avait filialisé son corps, par exemple les élus qui ont voté pour le porteur de projet (la tête) n'engagerait pas le projet du pétitionnaire (la main), et ce projet ne se retrouverait donc pas entaché d'une illégalité rédhibitoire menaçant son existence.

Une telle forme de logique implique que dans les cas extrêmes de crimes, 1) l'individu s'en sortirait sans trop de dommage, et que l'intention de commettre le crime ne serait pas jugée.

2) Mais elle implique aussi que des pans de la loi concernant la probité publique seraient neutralisés, et que l'esprit de la loi est bafoué, intentionnellement ou non, par une dissociation artificielle, dont on ne perçoit pas clairement l'utilité par ailleurs.

Est-ce moralement et juridiquement correct, et la société et l'Etat peuvent-ils se permettre de tels raisonnements?

Nous poserons bien entendu cette question à Mme la Procureure de la République, et à l'Etat français.

Voici ce que dit encore le pétitionnaire, la société « Parc éolien de Montchevier » :

« Il reviendra au Procureur de la République de déterminer les faits de prise illégale d'intérêt de la part des élus de Montchevrier, et non au pétitionnaire, ni à la Commission d'Enquête. »

Voilà qui est une évidence pour la Commission d'Enquête et pour le Procureur de la République.

Mais un pétitionnaire, comme un porteur de projet, n'ont-ils pas l'obligation morale et juridique d'éviter un contexte potentiellement délictueux? Surtout s'ils sont en définitive une même entité?

Enfin, faut-il que le Procureur de la République intervienne à chaque fois pour qualifier un délit?

Cela implique-t-il que si le Procureur de la République n'est pas saisi, un acteur serait fondé à installer ou permettre l'installation de tout acte qui l'arrange, tant que le Procureur de la République ne le déclare pas délictueux?

Un acteur qui est en capacité d'éviter un fait délictueux par des mesures de précautions simples et personnalisées (M. X, ou Mme Y, élus, avez-vous des proches, parents, ou associés concernés par notre projet?), peut-il s'exonérer de le faire?

Si finalement, un pétitionnaire s'avérait être une extension d'une entreprise où l'actionnaire majoritaire est l'Etat, cet actionnaire majoritaire n'a-t-il pas une obligation renforcée d'éviter un contexte qui favoriserait l'éclosion d'une illégalité, ou neutraliserait de manière spécieuse une obligation légale de probité?

Nous attendons tous, en tant que citoyens, que l'Etat soit exemplaire.

Nous l'attendons aussi des élus locaux.

Comme le pétitionnaire, nous pouvons dire que le risque de prise illégale d'intérêt a été identifié par l'équipe municipale de Montchevrier.

Mais maîtrisé?

Il a été bien précisé par la législation, et depuis longtemps, que des conseillers municipaux qui ont un intérêt quelconque, direct ou indirect, ne devaient pas simplement sortir de la salle du conseil municipal au moment de la délibération et du vote sur le projet concerné: ils devaient s'abstenir de toute présence du début à la fin du processus et à toutes les séances évoquant le projet concerné, même sans vote et sans débat.

Or, ce sont bien des élus intéressés qui ont voté dans les délibérations du 17/9/2013 et du 22/10/2013.

Et cela peut mettre en cause la légalité du projet lui-même.

Nous, parmi toutes ces questions qui devront recevoir des réponses, nous en avons une autre:

où étaient les services juridiques de tous ces acteurs pendant l'élaboration du projet?

Nous ne pouvons croire en leur incompétence.

La société « Parc éolien de Montchevrier » avance, citation en caractères gras: « qu'aucune prise illégale d'intérêt ne saurait remettre en cause le projet éolien.»

Cela reste à voir.

Mais l'Etat, lui , peut-il affirmer qu'aucune prise illégale d'intérêt ne saurait remettre en cause ce projet éolien?

Une leçon de citoyenneté et de probité nous attend.

Voir les commentaires

Rédigé par Vent Libre

Publié le 9 Octobre 2015

Des élus de la Communauté de Communes de la Marche Berrichonne se sont partagé le gâteau éoiien en douce.

Nous voyons, en épluchant les délibérations des Conseils Municipaux des Communes, que des élus ont participé à la supervision de projets et ont voté pour eux, alors qu'ils étaient partie prenante.

Et souvent, le schéma se reproduit.

Alors que nous pensions naïvement que ces élus avaient été abusés par les promoteurs éoliens, il en ressort que la faute est partagée, et délibérée.

Les amis ont été bien servis, les administrés sont soigneusement écartés du processus.

Nous dialoguons en ce moment avec l'équipe municipale de Montchevrier, afin de réparer les dégâts:

https://www.dropbox.com/s/g0e8dybj9x4fxy8/Pr%C3%A9paration%20entretien%20Mairie%20pour%20twitter.pdf?dl=0

Mais l'équipe municipale écoutera-t-elle ses habitants?

EDF EN déclare qu'il n'y a pas de prises illégales d'intérêts sur le projet éolien de Montchevrier, même si des élus intéressés directement ou indirectement ont voté pour le projet.

Que pense EDF EN de ces votes, lorsque nous les mettons devant l'évidence de ces cas?

On ne le sait pas, EDF EN réserve sa réponse pour Mme le Procureur de la République.

EDF EN, dont l'Etat est actionnaire majoritaire, et qui doit donc faire preuve des mêmes valeurs de probité publique.

En termes de communication avec la population, on a vu mieux!

Notre Collectif est constitué d'habitants de Montchevrier et de Lourdoueix Saint Michel.

Le cas est patent dans ces deux communes.

Pour Montchevrier, nous avons demandé si l'ingénieur-projet en charge du dossier a prévenu son actionnaire principal, l'Etat, de sa ligne de défense.

Nous attendons la réponse.

Et nous vous la donnerons.

Amitiés à vous tous!

Voir les commentaires

Rédigé par Vent Libre

Publié le 31 Août 2015

Messieurs les Commissaires-Enquêteurs,

Au nom des participants de notre collectif, qui sont aujourd'hui 42, nous vous remercions.

Non seulement pour votre avis, qui de fait va dans notre sens, mais aussi pour la qualité de votre travail, appuyé par la diversité et le fouillé de son argumentation.

Quelques-uns de nos participants, qui lisent régulièrement des rapports et des conclusions d'enquêtes publiques, l'ont remarqué.

Un des points qui a retenu tout particulièrement notre attention, est l'écoute qui a été porté à la population.

C'est la première fois dans ce dossier éolien que les habitants ont la sensation de ne pas avoir été repoussés.

Merci à vous.

- La mobilisation et les contributions à l'Enquête Publique ont été importantes, 78% des avis exprimés ont été défavorables! -

http://www.indre.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement/I.C.P.E/Dossiers-d-autorisation-ICPE/SAS-PARC-EOLIEN-DE-MONTCHEVRIER-COMMUNE-DE-MONTCHEVRIER

Voir les commentaires

Rédigé par Vent Libre